L'imagination allait bon train faute de recul dans l'espace (on ne voyageait pas beaucoup). Et ceux qui voyageaient, de retour au pays, au bercail, venaient raconter leurs histoires extraordinaires qui faisaient très vite le tour du globe, c'est-à-dire du petit village. Et quand on avait de la chance, l'histoire se faisait savoir dans tout le département. Les gens étant relativement pauvres dans l'ensemble, beaucoup de récits sur les riches et les horizons intouchables de l'opulence circulaient grâce au téléphone arabe...
"Les Juifs d'Afrique du Nord, une chronologie" est un livre exceptionnel. L'auteur, Eliahou Eilon (zal), Loulou pour les intimes, l'avait conçu et réalisé au début des armées 1980, dans le cadre de son travail du Département de la Jeunesse et du Héhaloutz de l'Agence juive. A l'époque, l'ouvrage avait été tapé sur des stencils à la machine à écrire, et il a fallu un travail considérable de scannage et de corrections pour adapter cet ouvrage aux techniques du 21e siècle.
Mais cet investissement se justifiait car il résulte d'une volonté de réaliser un double hommage. Hommage tout d'abord à l'auteur, né en Belgique, survivant de la Shoah venu s'installer en Israel au moment de la création de l'Etat, et qui a consacré sa vie à l'art et à l'éducation. Mais hommage également à une culture juive particulière, celle des Juifs d'Afrique du Nord, trop souvent ignorée ou méprisée.
Dans un contexte où le Judaïsme séfarade constituait alors, dans le dernier tiers du 20e siècle, la majorité de la population israélienne, il n'obtenait pourtant pas la place qui lui revenait, que ce soit sur le plan économique et social, mais également culturel. Eliahou Eilon avait conçu ce livre comme une "réhabilitation" des Sépharades habitant en Israël, aux yeux des Israéliens bien sûr, mais également aux yeux d'une jeunesse juive de France qui, bien qu'en majorité séfarade, ignorait les richesses de son passé.
Depuis cette première édition, près de quarante ans ont passé, et les données de la société israélienne ont largement évoluées. Cependant, la connaissance du passé à la fois glorieux et difficile demeure encore aujourd'hui une exigence que nous devons avoir, et de ce point de vue l'ouvrage d'Elyahou Eilon est plus que jamais d'actualité. Mettre en lumière l'apport des Juifs d'Afrique du Nord pour l'ensemble du Judaïsme et transmettre cet héritage culturel fondamental aux futures générations est le but essentiel cette chronologie.
Des découvertes archéologiques démontrent une présence juive en Chine depuis le VIIIe siècle. Par ailleurs, des inscriptions prouvent que des familles juives y étaient installées – essentiellement à Kaïfeng – depuis la dynastie des Han et sans doute avant. Caroline Rebouh nous fait découvrir l’histoire attachante et surprenante de cette communauté. Celle-ci s’est maintenue en dépit des difficultés, elle réclame aujourd’hui d’être légalement reconnue en tant que communauté juive et de pouvoir vivre son judaïsme en paix.
Ce livre nous fait découvrir que des Juifs fuyant l’Europe nazie ont trouvé refuge dans cet ancien empire du Milieu et y ont fondé une dizaine de communautés, parmi lesquelles celles de Pékin (Beijing) et Shanghaï ; des synagogues actives se trouvent encore dans ces villes, de nos jours, tandis que d’autres centres culturels juifs, disséminés en Chine, sont en train d’éclore.
Dans le sud de la France, les rabbins du Moyen Age ont mis en place des institutions qui ont perduré jusqu'au 14ème s. les Juifs nommaient Provincia, ces régions qui ne faisaient pas partie du royaume de France.Les rabbins de Provincia font partie de la chaîne d'or des transmetteurs de la tradition juive, entre espagne (Séfarad) et France du nord (Tsarfat). Ils ont approfondi l'étude du Pentateuque, des Prophètes, de la loi orale.
Père dʻIsraël : le rav Mordechaï Eliahou, ztkl : recueil de témoignages entendus pendant le mois / mise en page, Shmouel Eliahou, grand rabbin de Tsfat, fils du rav
cette version a été traduite par une équipe dirigée par Avraham Niddam.
Ce livre dévoile la réalité complexe de la communauté juive la plus importante du monde arabe avec un focus sur les personnalités marquantes du judaïsme marocain ainsi que sur l'histoire des principales villes du pays, vues à travers le prisme des communautés israélites.
Récits de la vie merveilleuse des grands Sages et luminaires de la nation Juive, qui ont vécu au Maroc depuis l'époque de Rabbi Itshak Elfassi jusqu'à nos jours.
Écrire en quelques pages la biographie de ces géants de la Torah dont l’influence spirituelle continue de s’étendre sur le monde entier en général, et le monde juif en particulier, est une entreprise quelque peu ardue et prétentieuse, dans la mesure où des volumes entiers ne suffiraient pas à parachever de tels portraits ! Toutefois Rav Aharon Sorasky, avec un brio particulier, va réussir à brosser le portrait de plusieurs de ces géants de la Torah.
Les biographies rapportées dans ce volume ont vu le jour en langue française pour la première fois dans l’excellente revue Emounah. La première partie aujourd’hui compilée dans ce premier volume va nous permettre de faire un peu connaissance avec ces personnages hors du commun, dirigeants de communautés, bergers fidèles du peuple juif à travers l’exil.
L’utilité de telles biographies n’est pas moindre, en effet elles nous permettent de faire connaissance avec des communautés diverses, de l’orient jusqu’à la profonde Russie, en passant par la lointaine Amérique. Elles vont nous faire revivre, à travers la vie de ces personnages, des périodes un peu oubliées de l’histoire de notre peuple. Et surtout, elles vont nous prouver jusqu’où un homme de chair et de sang peut, grâce à l’étude de Torah et l’accomplissement des commandements divins, s’élever au-delà de l’entendement. Ils vont nous faire découvrir les forces enfouies en chacun d’entre nous !
Nos Tsadikim volume 2 contient plus d'une vingtaine de biographies des grands sages séfarades et plus d'une centaine d'anecdotes inspirantes les concernant. Le livre relate également certaines communautés séfarades historiques, dont certaines remontent à l'époque du Premier Temple. Ce livre est un livre qui s'adresse à tous les publics, et il sera source d'inspiration pour tous les juifs venus de tous les horizons.
Le Or Ha'haïm...le Rachba...le 'Hida...Rabbi Ezra Attia...Ben Ich 'Haï...le Sdé 'Hemed et Baba Salé. Ce ne sont que quelques noms parmi les nombreux grands 'hakhamim qui constituent le patrimoine du judaïsme sépharade. Ils ont été un bastion de Torah pour les juifs de leur temps, sépharades comme ashkénazes; mais après tout, que savons-nous d'eux? Après avoir mené une recherche srupuleuse, nous proposons enfin ce recueil composé d'une centaine d'histoires merveilleuses concernant ces 'hakhamim vénérés. Leur riche héritage spirituel sera pour le lecteur, quelle que soit son origine, une source d'inspiration. C'est un droit que chaque Sépharade acquiert en naissant; une prospérité bien plus grande que la richesse matérielle. C'est un héritage qui est fait de grandeur dans la Torah et de mitsvot, et nous devons en être fiers et le chérir à tout jamais. Ce livre peut être lus par tous, Sépharades et Ashkénazes, jeunes et moins jeunes, enseignants et élèves, parents et enfants. Nos tsadikim est le seul livre en son genre publié à ce jour et devrait être un classique figurant aussi bien dans les bibliothèques des écoles que celles des maisons.
Les Juifs du Maroc constituent, de nos jours, la principale communauté Sépharade avec plus d'un demi-million d'originaire. Au XX° siécle, ils sont disséminés en Israël, en France, au Canada et dans d'autres terres d'accueil. Cependant, au Maroc, ils forment toujours la plus importante communauté juive en pays d'Islam.Présents à l'ouest de maghreb depuis des millénaires, les Juifs étaient sans doute arrivés sur la côte avec les Phéniciensou, à travers le désert, dans les montagnes de l'Atlas. Ils conservèrent leurs traditions ancestrales, tout en s'imprégnant des nombreuses cultures qui se succédèrent dans la région.Par leur longue coexistence avec les autres populations du Maroc les Juifs ont élaboré un judaïsme original, bien vivant. Au Maroc comme ailleurs, judéïté et marocanité se conjuguent aujourd'hui dans une indentité que ce beau livre veut préserver par l'image et par le texte.
Vague après vague, les Juifs ont quitté les rivages de la Tunisie où ils vivaient depuis plus de 2 000 ans.Avec la marche du temps, un patrimoine culturel, une connaissance et une façon d'être risquaient de disparaître.C'est pourquoi un collectif d'auteurs, tous originaires de Tunisie, a décidé de faire œuvre de transmission.Ils ont voulu montrer, d'abord par l'image, ce que fut le judaïsme en terre de Tunisie : photos de famille recueillies patiemment afin de reconstituer un album de la communauté ; cartes postales de la fin du XIXe et du début du XXe siècle ; documents d'archives et reportages photographiques professionnels comme ceux de Frédéric Brenner, Gilles Cohen ou Jean Mohr ; représentations d'objets traditionnels que bientôt les collectionneurs s'arracheront.Ils ont voulu dire, par l'image et les textes, ce que furent les communautés juives de Tunisie, dans la Hara de Tunis, aujourd'hui détruite, ou dans la rue Lafayette ; à Djerba où la tradition juive est encore vivante, ou dans les villes de la côte et de l'intérieur : Bizerte, Béja, Nabeul, Sfax, Le Kef, Sousse, Gafsa, Gabès...Ils ont voulu comprendre la personnalité originale et complexe du judaïsme tunisien, faite de trois éléments : une tradition hébraïque, très ancienne, renouvelée périodiquement et qui se perpétue toujours sous d'autres cieux, à Belleville, Sarcelles ou en Israël ; une tradition judéo-arabe, moins connue, mais tellement évidente au travers des superstitions ("cinq" sur le lecteur de ces lignes), de la cuisine ou de la musique ; une composante occidentale enfin, particulière parce que ne gommant pas l'identité juive, produisant une floraison culturelle remarquable en littérature (Albert Memmi) ou en peinture.Les auteurs ont travaillé pendant deux ans avec tout le sérieux que nécessite un ouvrage de référence, mais aussi avec cœur. Leur agencement d'images et de textes nous touche. Nous espérons qu'il saura aussi vous émouvoir et vous parler.
Ce livre est un tableau vivant ou sont esquissés la ville de Tunis,la communauté Juive,son folklore,ses coutumes,sa sainteté,sa dévotion,et surtout ses Guéonim.Que leur méritesnous protégent.Amen.Ce livre est une sorte de machine à explorer le temps....
₪200.00Le prix initial était : ₪200.00.₪110.00Le prix actuel est : ₪110.00.
Léon Ashkenazi nait à Oran dans une famille de huit enfants et reçoit les prénoms de Yehouda Léon. Son père, David, est le dernier grand-rabbin d’Algérie. Sa mère, Rachel Touboul, est originaire d'Oran.Baignant dans une atmosphère multiculturelle, il se définit alors comme « Français d’Algérie de religion juive », priant en hébreu, fredonnant en arabe, parlant en français. Il étudie la tradition juive auprès de son père, de son grand-père maternel et de leurs disciples tout en suivant une scolarité laïque à l’École française. L’antisémitisme le touche peu : ses contacts avec les chrétiens sont peu fréquents et l’antisémitisme de l’islam ne s’exprime que dans la sphère religieuse ; les Juifs vivent dans des quartiers particuliers mais non séparés, comme au Maroc ou en Tunisie. Opposé à l’assimilation religieuse, il se considère cependant comme indubitablement français, membre à part entière de la nation française.
Il intègre en 1940 les Éclaireurs israélites de France, alors que ce mouvement entre en résistance contre l’Allemagne nazie. Les « Français d’Algérie de religion juive » deviennent des « Juifs indigènes algériens » et le demeurent jusqu’à l’arrivée du général de Gaulle, alors que l’Afrique française a déjà été libérée. Le jeune Léon, qui a par ailleurs vu son nom en bonne place sur une liste d’otages, découvre alors une « faille dans [sa] relation à l’identité française ». Sa condition juive le privant d’intégrer l’armée régulière, il s’engage dans la Légion étrangère en 1943 en tant qu'aumônier militaire pour se retrouver interné au camp de Bedeau de 1943 à 1944, en raison de cette même origine. Il fait ensuite la guerre dans la Coloniale, un corps de métier de l’infanterie française. Parti avec l’Armée d'Afrique, il est blessé à Strasbourg quelques semaines avant la victoire et c’est en convalescence qu’il assiste à la fête de l’Armistice sur la CanebièreLe contingent de permissionnaires dont il fait partie retourne en Algérie mais il est dérouté sur Constantine parce qu’au même moment éclatent les premières révoltes nationales arabes.
₪260.00Le prix initial était : ₪260.00.₪130.00Le prix actuel est : ₪130.00.
Cet album retrace l'histoire extraordinaire des lieux saints du judaïsme en terre d'Israël, et met en valeur les traits principaux de la vie de nos ancêtres : les pères de la nation, les prophètes, les rois, les docteurs de la Michna et du Talmud et les sages des générations plus tardives.
A leurs faits et gestes qui servirent d'exemple et de modèle à leurs contemporains, sont joints certains de leurs propos remplis de sagesse qui constituent le fondement même de la foi et de la culture juive. L'origine de la coutume et de la tradition de se recueillir sur ces endroits, réside dans la croyance sincère que la prière sur un lieu saint a des vertus particulières. Il s'agit en fait de la conviction profonde que le juste qui repose à cet endroit est capable de plaider auprès du Créateur en faveur de celui qui prie, afin que ses vœux de prospérité, de bonne santé, de guérison ou de recherche d'un conjoint, soient exaucés. Les tombes des ancêtres sont des points de repère historiques pour leurs descendants, et constituent en même temps un rattachement aux racines même de la nation. Un peuple aui se souvient de son passé mérite de voir se réaliser son futur.
₪250.00Le prix initial était : ₪250.00.₪125.00Le prix actuel est : ₪125.00.
Sa biographie, ses miracles et ses conseils précieux. Les Evénements extraordinaire que nous avons connus sur le site de sa tombe. Compilation et rédaction Rav Meir Malka.
₪270.00Le prix initial était : ₪270.00.₪59.00Le prix actuel est : ₪59.00.
Livre traduit en français sur la vie de Rav Ovadia Yossef Zatsal écrit par son fils le Richone Letsion Rav Itshak Yossef.Ouvrage merveilleux illustré par des centaines de photos inédites et d'histoires incroyables sur la vie de Maran.
« Le goût du citron glacé envahit le palais de Jacob, affole la mémoire nichée dans ses papilles, il s’interroge encore, comment les autres font-ils pour dormir. Lui n’y arrive pas, malgré l’entraînement qui fait exploser sa poitrine trop pleine d’un air brûlant qu’elle ne parvient pas à réguler, déchire ses muscles raides, rétifs à la perspective de se tendre encore et se tendant quand même. »Jacob, un jeune Juif de Constantine, est enrôlé en juin 1944 pour libérer la France. De sa guerre, les siens ignorent tout. Ces gens très modestes, pauvres et frustes, attendent avec impatience le retour de celui qui est leur fierté, un valeureux. Ils ignorent aussi que l’accélération de l’Histoire ne va pas tarder à entraîner leur propre déracinement.L’écriture lumineuse de Valérie Zenatti, sa vitalité, son empathie pour ses personnages, donnent à ce roman une densité et une force particulières. »