Pratiques religieuses et efficacité théurgique dans la cabale, des origines jusqu’au milieu du xviiie siècle, tel est le sujet d’étude de cet ouvrage. Première monographie entièrement consacrée à la signification et à la fonction des observances religieuses (ta’amé ha-mitsvot), ce livre rassemble en traduction française les écrits d’une centaine de cabalistes, présentés et expliqués dans l’ordre chronologique, école par école, auteur par auteur.
Un des apports les plus originaux des cabalistes a été le développement d’une pensée de la pratique et des œuvres qui attribue à celles-ci un pouvoir sur la création et sur le monde divin, pouvoir si extraordinaire qu’il est même capable de « faire Dieu ». Les systèmes de pensée élaborés par les cabalistes pour rendre compte de cette puissance des actes des hommes se sont déployés en mêlant certains concepts issus du néoplatonisme tardif et de sa théurgie aux croyances bibliques et aux exégèses rabbiniques anciennes. Cette fusion entre certains aspects de la pensée des derniers philosophes de la fin de l’Antiquité et de la tradition juive a été d’une très grande fécondité puisqu’elle a suscité une immense littérature qui s’est proposé d’élucider les « secrets de la Torah ». Cette part essentielle de la pensée juive, très souvent ignorée et parfois même rejetée comme intrusion étrangère et inauthentique, se trouve au cœur de la conception théologique et anthropologique de quelques maîtres parmi les plus éminents de l’histoire du judaïsme.
Les Chapitres (ou Pirqé) de Rabbi Éliézer constituent une importante somme de commentaires midrachiques se rapportant surtout aux Livres de la Genèse et de l’Exode.Original par sa composition qui amplifie souvent les textes bibliques en se calquant sur leur style, il conserve des traditions, à la fois récits et règles de vie, dont il est parfois la seule source écrite. Très abondamment utilisé par les commentateurs juifs médiévaux, comme Rachi et Nahmanide, il a donné aussi une impulsion décisive à la formation de la cabale, et beaucoup de ses pages annoncent des développements cruciaux du Zohar. Des passages sur la création du monde et sur la vision du Char céleste le rapprochent de la littérature des Hékhalot (Palais). Son contenu embrasse en fait les grands épisodes du destin d’Israël et il s’étend à l’ensemble de ses questions.
Cette étude sur les rêves parut à Vienne en 1923 dans les Monumenta talmudica, revue savante et œcuménique prestigieuse. Alexander Kristianpoller s’y attache de manière très didactique à la difficile question du statut des rêves dans le Talmud. Son mérite immense est d’avoir montré, à travers les textes, combien la société juive, même pharisienne, a été poreuse au monde gréco-romain, à ses superstitions comme à sa culture. Les savants talmudistes n’ont pas rejeté le savoir gréco-romain puisqu’ils en ont pris acte et qu’ils l’ont traité (Aristote, Hérodote, Plutarque et Artémidore, l’auteur de l’Onirologie sont notamment cités dans l’ouvrage), ils ne se sont pas non plus montrés insensibles aux croyances populaires de la culture environnante, puisqu’ils en ont intégré les formes dans leur discours.L’un des aspects les plus novateurs de cette étude est la prise en compte et l’examen des rêves anxiogènes, de ceux qui, sans être des cauchemars, laissent un sentiment de malaise dû à l’incompréhension qu’ils suscitent. Le rêveur inquiet peut trouver réconfort auprès de trois hommes en mesure de déclarer que « tout est bien, donc tout ira bien ». La parole efficace, l’interprétation du « mieux possible », plus qu’une élucidation, voilà peut-être, pour un talmudiste éclairé, « la clé des songes ».L’ouvrage s’adresse autant à un large public qu’aux philosophes, psychanalystes, historiens, écrivains.
Avec l’ouvrage dont nous proposons aujourd’hui une traduction, les travaux d’histoire religieuse de Buber deviennent enfin accessibles dans leur intégralité à la réception française.
Cette réception avait commencé du vivant de l’auteur, quand en 1957 Albert Kohn publia sa traduction du Moïse.
L’année 2003 voit paraître La Foi des prophètes et les Écrits sur la Bible. Il aura donc fallu plus d’un demi-siècle, un différé singulier quand, par ailleurs, outre la notoriété pour ainsi dire universelle de Buber, on sait l’écho rencontré en France par les autres composantes de l’œuvre, celle du théologien kierkegaardien, et celle du transmetteur du hassidisme (la traduction de Je et Tu remonte à 1938).
En s’appuyant sur le Livre des Juges et ses exégèses, Buber se propose de repenser l’idée de théocratie. Elle ne se sépare pas, dit-il, de la puissance prophétique. Ainsi procède son argument, à la fois théologique et politique, qui déchiffre avec la plus grande attention le récit de la naissance du Dieu juif.
Avot, traité des « pères » ou des « principes », est le dernier de l’ordre Neziqin (« Des dommages »), et le quatrième des six que compte la Michna, première composante du talmud. Pourtant, ce n’est pas un traité comme les autres : il expose non des lois mais les sentences des premiers maîtres de la tradition juive orale, depuis celles des hommes du Grand Synode, héritiers des Prophètes, jusqu’à celles des maîtres de la Michna.Sa portée n’est pas législatrice ni régulatrice mais réformatrice. Avot n’est pas un code, c’est un texte où l’on trouve moins des injonctions que des exhortations. Aucune n’induit à l’obéissance ; toutes invitent à la prudence ; ce sont toutes des sentences qui, pour n’être pas vaines, obligent à la réflexion, au lieu qu’il suffit aux lois, pour n’être pas vaines, d’obliger à l’action. Dépassement du légalisme par la morale, non seulement naturelle mais, plus encore peut-être, intime, invisible, inappréciable.Notre texte original est celui du manuscrit Kaufmann qui représente, de l’avis des spécialistes, la leçon la plus ancienne. On y joint les variantes significatives des autres manuscrits et de l’editio princeps, reproduite dans l’édition de Vilna. Pour les commentaires, nous avons choisi de traduire intégralement les quatre plus consultés, ceux de Rachi (et du Pseudo-Rachi), Maïmonide, ‘Ovadia di Bertinoro (xve siècle) et Israel Lipschitz (xixe siècle).
Le Livre hébreu d’Hénoch, appelé aussi Livre des Palais ou III Hénoch, est un monument de la mystique angélologique juive ancienne. Difficile à dater historiquement (vers le Ve siècle, en Babylonie ?), il intègre l’antique tradition apocalyptique relative à la figure d’Hénoch en lui donnant une nouvelle dimension compatible avec la tradition rabbinique. On sait que le personnage biblique d’Hénoch a suscité une immense littérature qui débute dès le IIe siècle avant notre ère et qui attribue à cette figure un destin hors pair. Les livres d’Hénoch conservés en éthiopien et en slave ont déjà fait l’objet de traductions françaises, ce qui n’était pas le cas de la version que nous proposons.Cette mystique hénochienne de type apocalyptique place à la tête des puissances célestes l’archange Métatron, qui n’est autre que le patriarche antédiluvien transfiguré. Prince de la Face, serviteur du Trône divin, il est aussi le guide de l’homme qui s’achemine dans les Temples célestes pour scruter le Char divin. Le Livre des Palais se présente comme le récit que l’ange Métatron fait à Rabbi Ismaël des merveilles du ciel et de ses populations angéliques ainsi que de sa propre métamorphose.Véritable carrefour des traditions bibliques, apocalyptiques, midrachiques, ésotériques, ce livre a joué un rôle de première importance pour la formation de la cabale au Moyen Âge et de la mystique des piétistes juifs franco-rhénans dont il fournit un certain nombre de clés indispensables.Le texte commenté est suivi de « Hénoch c’est Métatron » par Moché Idel.
La Sagesse de Ben Sira (dénommé aussi Ecclésiastique ou Siracide) a été écrit à Jérusalem vers 180 avant l’ère chrétienne. Ce livre de sagesse cité dans le Talmud, qui contient aussi un résumé des grands épisodes bibliques, ainsi que des hymnes et des prières, est inclus dans la Bible catholique, mais il est considéré par les juifs et les protestants comme un livre apocryphe, extérieur au canon. Il a été connu pendant longtemps à travers la traduction grecque qu’en fit le petit-fils de l’auteur et qui a été incluse dans la Septante. À la fin du dix-neuvième siècle, des fragments en langue originale, l’hébreu, furent retrouvés (notamment dans la Génizah du Caire), et par la suite d’autres fragments vinrent s’ajouter aux premières feuilles identifiées. Si bien qu’aujourd’hui on dispose des deux tiers de l’ouvrage.Le volume propose pour la première fois une traduction intégrale de l’ensemble des fragments hébreux retrouvés à ce jour, dont les derniers ont été identifiés en 1988. Des notes abondantes, surtout philologiques et historiques, accompagnent la traduction, et une introduction tente de présenter au lecteur un dossier complet concernant aussi bien la pensée contenue dans l’ouvrage, son histoire, que les problèmes que pose à l’historien l’interprétation. Le contexte oriental et méditerranéen des livres de sagesse dans lequel le recueil de Ben Sira s’inscrit fait l’objet d’une attention particulière, ainsi que les influences qu’il a exercées aux origines de la pensée rabbinique dans les premiers siècles de l’ère commune.
Le Guide des égarés constitue sans nul doute l’une des plus grandes œuvres philosophiques.
Son auteur, Moïse Maïmonide (1135-1204), figure majeure du judaïsme rabbinique, se distingua par sa connaissance de la philosophie (notamment celle d’Aristote), de la théologie (musulmane) et des sciences de son temps. Fort de celles-ci, il se fit l’apôtre d’un savoir juif et d’une pratique épurés des superstitions et fondés sur l’intelligence.
Écrit pour les Juifs « perplexes », écartelés entre les données de l’Écriture et la rationalité philosophique, Le Guide des égarés – qui comporte trois livres : les métaphores bibliques, la prophétie, le mal et la providence – veut être un effort d’élucidation radicale du discours prophétique par le moyen de la langue philosophique.
Sa portée dépasse largement le cadre de la philosophie juive médiévale ; il pose les bases de toute métaphysique véritable, naissant de la tension vibrante entre inspiration prophétique et esprit rationnel.
e grand classique de la littérature juive, que Juda Hallévi acheva au terme de sa vie, est une défense du judaïsme au cœur d’une Espagne médiévale où l’islam, le christianisme et la philosophie se disputent la prépondérance.
Déplorant le pouvoir de séduction qu’exerçaient au sein même du monde juif ces trois voies, l’auteur met en lumière la spécificité de la Loi de Moïse et déploie une ample interprétation de l’existence juive sur la terre d’Israël puis en exil.
La formule dialoguée du texte s’inspire de la conversion du roi des Khazars ou Kuzari tourmenté par le problème religieux. Ce dernier interroge tour à tour un philosophe, un théologien chrétien, et un théologien musulman. Déçu par leurs réponses, il se voit obligé de faire appel à un docteur de la minorité bafouée et vilipendée, un rabbin, qui finit par le convaincre. C’est ainsi que le monarque approfondit – en même temps que le lecteur – la connaissance du judaïsme.
Bien qu’il soit d’une facture indépendante, le Midrach sur la Genèse fait partie d’un ensemble plus vaste allant des premiers versets au Deutéronome, auquel il faut joindre les Cinq rouleaux : Cantique des cantiques, Lamentations, Esther, Ecclésiaste et Ruth. Le tout forme le Midrach Rabba, corpus qui réunit l’essentiel de l’exégèse juive des premiers siècles.
Le midrach désigne l’analyse textuelle des versets scripturaires.
Il est de deux sortes, suivant qu’il porte sur les versets normatifs ou narratifs : il est halakhique dans le premier cas, agadique dans le deuxième. Genèse Rabba relève du midrach agadique.
Ce deuxième tome contient les quatre parachiot médianes sur les douze que comporte la Genèse ; où l’on traite d’Isaac et de Rebecca, de leurs déplacements, de la naissance d’Esaü et de Jacob, de leur rivalité, de la fuite de Jacob chez Laban, de ses épousailles successives avec Léa et Rachel, enfin de son retour en Canaan.
Dans ce volume, les traducteurs ont pris pour base de la traduction l’édition critique de Theodor. Les notes, qu’ils ont voulues succinctes, visent à l’essentiel : mettre à nu l’analyse midrachique et principalement ses jeux de mots, qui sont le ressort même du midrach agadique.
Bien qu’il soit d’une facture indépendante, le Midrach sur la Genèse fait partie d’un ensemble plus vaste allant des premiers versets au Deutéronome, auquel il faut joindre les Cinq rouleaux : Cantique des cantiques, Lamentations, Esther, Ecclésiaste et Ruth. Le tout forme le Midrach Rabba, corpus qui réunit l’essentiel de l’exégèse juive des premiers siècles.
Le midrach désigne l’analyse textuelle des versets scripturaires.
Il est de deux sortes, suivant qu’il porte sur les versets normatifs ou narratifs : il est halakhique dans le premier cas, agadique dans le deuxième. Genèse Rabba relève du midrach agadique.
Ce premier tome contient le premier tiers de la Genèse, il porte sur le récit de la création, de la première faute, du déluge, le périple d’Abraham, le sacrifice d’Isaac et la destruction de Sodome.
Dotée de notes abondantes qui permettent l’accès à l’herméneutique juive, cette traduction tente d’en rendre l’extrême vitalité et la rigueur analytique.
Si le Cantique des cantiques est considéré par la tradition juive comme le saint des saints parmi les ouvrages du canon sacré, Le Zohar sur le Cantique des cantiques est l’une des plus belles sections de l’ensemble du Zohar – peut-être la plus belle.L’ouvrage développe le thème de l’amour et de la rencontre selon diverses variations qui vont de l’humain au divin.Des éclairages profonds et originaux sur les lettres hébraïques et le mystère de la création forment une part substantielle de son contenu.Il se présente comme un dialogue entre rabbi Siméon ben Yohaï et le prophète Élie. Les enseignements de la tradition cabalistique qu’il révèle et met en forme n’ont souvent pas d’équivalent dans les autres strates du Zohar, ce qui lui confère une importance historique et doctrinale indispensable à la compréhension de l’ensemble du corpus ésotérique juif.
Ce volume commente le livre biblique de Ruth. Il est l’un des joyaux de la littérature cabalistique où les principales notions et les motifs les plus importants du Zohar se trouvent rassemblés.Sans être réduite à une abstraction, la figure de Ruth se trouve élevée au niveau d’un signifiant essentiel : elle représente aussi bien l’âme humaine dans son périple terrestre et eschatologique que la dimension féminine du divin.
Le Zohar sur les Lamentations est non seulement la plus singulière d’entre toutes les sections du corpus zoharique, mais il n’est pas exagéré de dire qu’il en est la clé.Il suppose en effet la totalité du Zohar et l’ensemble du système de pensée cabalistique comme arrière-plan et comme socle, et en même temps il se passe totalement de toute lecture préalable, de toute explicitation.Il est abordable tel quel, comme objet littéraire indépendant et de portée universelle, bien qu’il ne parle que d’événements particuliers, d’un peuple particulier, d’un Dieu particulier, d’une histoire singulière.
Mais le langage qu’il emploie pour en parler est le plus universel de tous les langages, c’est celui de la poésie, de l’imagination, de la création artistique.Et comme la poésie est aussi la pensée, le Zohar sur les Lamentations est sans doute, de tous les volumes du Zohar, celui qui donne le plus à penser, parce qu’il explique le moins, parce qu’il dit le plus.
Élaboré vers la fin du treizième siècle, Le Zohar est le livre fondamental de la mystique juive ou cabale, c’est-à-dire de l’expérience de l’union avec le divin. L’ouvrage adopte la forme d’un commentaire sur l’ensemble du Pentateuque, le Cantique des cantiques, Ruth et les Lamentations.
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Élaboré vers la fin du treizième siècle, Le Zohar est le livre fondamental de la mystique juive ou cabale, c’est-à-dire de l’expérience de l’union avec le divin. L’ouvrage adopte la forme d’un commentaire sur l’ensemble du Pentateuque, le Cantique des cantiques, Ruth et les Lamentations.
Élaboré vers la fin du treizième siècle, Le Zohar est le livre fondamental de la mystique juive ou cabale, c’est-à-dire de l’expérience de l’union avec le divin. L’ouvrage adopte la forme d’un commentaire sur l’ensemble du Pentateuque, le Cantique des cantiques, Ruth et les Lamentations.
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Raconte l'année de chemita.Ce livre illustré en couleur, spécialementconçu pour les enfants et les adolescentsraconte l'histoire et la pratique des fêtesjuives telle qu'elles sont relatées dans lathora et les commentaires de nos sages.Cette approche éveille l'imaginationdu jeune lecteur et est approuvée par lemonde de l'éducation et du rabbinat.
La collection "la ronde de l'année " s'interesse à tout ce qui se passe durant chaque mois de l'année, des mitsvot reliées aux fêtes aux histoires tirées du midrach .
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